[THREAD]  sur la situation des soignants qui se protège grâce à l’impression 3D et aux FabLabs.


Depuis maintenant trois semaines, de nombreux FabLabs/makerspaces/hackerspaces (Labs) se sont mis à produire des visières anti-gouttelettes en masse, pour protéger nos soignants, partout en France.

Un masque anti-gouttelettes, c’est ça <PHOTO>. L’intérêt est de protéger de manière individuelle chaque soignant.

Nous savons qu’ils n’ont pas assez de masques (allez écouter @clemovitch dans le @cliquetv « à la maison » de lundi qui en parle très bien) et les Labs se positionnent en béquilles des médecins.

Au début de la crise sanitaire, le mouvement était balbutiant : quel masque imprimer ? Sont-ils réellement utiles ? À qui peuvent-ils vraiment servir ?
Mais la crise avançant, les demandes de masques DIY de la part du personnel soignant se sont multipliées, surtout par le biais des médecins qui connaissaient des Labs.

Après une semaine de confinement en France — 5 semaines de crise en Europe — l’entreprise Prusa, un ponte dans le réseau de l’impression 3D, a mis à disposition un premier modèle en open source. Ils ont aussi exprimé des inquiétudes à propos de la complexité de désinfection du plastique d’impression 3D et mis au point un protocole strict à suivre pour permettre l’impression de ces masques sans les contaminer.

Pendant ce même temps, il y a eu plusieurs initiatives portées par des chercheurs et l’AP-HP comme 3D4care.org.
Ils ont produit un modèle de masque qui répond au besoin de l’APHP.

Mais la situation est tellement critique et la demande tellement forte que les demandes arrivent de partout et les médecins n’ont pas le temps d’être au courant des avancées heure après heure.

Le manque de matériel de notre personnel soignant est tel que nous découvrons que certains médecins réfléchissent à utiliser ses visières en bloc opératoire.


Les bénévoles (aussi appelé Maker) sont tellement débordés par les demandes qu’à partir du moment où ils ont un modèle en production qui fonctionne, ils en font le plus possible. Et n’arrive pas à être à jour de tout ce qu’il se passe. 

Les FabLabs sont tous en train de dépenser sur leur fond propre des centaines, voir des milliers d’euros, pour l’achat de matière première en essayant de transformer le moindre euro dépensé en un maximum de visière, pour répondre à une demande qui ne cesse d’augmenter.


Depuis quelques jours, grâce à la ville de @Paris, nous n’avons plus à courir partout en plus de fabriquer les visières : un financement (un partenariat) avec @carton plein pour faire le job de livreur entre tous les Labs parisiens et les hôpitaux a été réalisé, ce qui nous permet de gagner beaucoup de temps.

Le réseau parisien s’organise aussi pour centraliser toutes les demandes des soignants auprès du Réseau français des FabLabs qui essaie de répartir la charge.

Aujourd’hui, nous faisons face à une demande extrêmement forte de visière de protection et nos Labs essaient d’accélérer la fabrication de ces visières à moindre coût.

@electrolab et @volumes coworking ont développé de nouveaux formats de visière, coupable à la laser. La production va pouvoir être multipliée par 10, voire 100. Pour donner un ordre de grandeur : aujourd’hui, l’impression 3D permet à nos lieux de produire entre 20 à 50 visières par jour. À la découpeuse laser, nous pouvons en faire facilement 300 à 500 par jour. 

Mais nos Labs sont à 80 % des structures associatives. On a bien quelques petites TPE, mais elles sont rares !
Résultat : on n’a pas les sous pour acheter le matériel.
Pire : Quand on a les sous, on tombe sur des fournisseurs en rupture !

Donc, aidez-nous ! On ne veut pas d’argent, on veut de la matière première !
Si tu connais une grosse boîte, ou si tu en es une et que tu as/fabriques :
des feuilles de polypropylène/PETG/PMMA entre 0,5 mm et 1 mm 
des feuilles A4 de RHODOÏD
des élastiques en quantité industrielle. 
=> Glisse dans mes DM ! 

Dans tous les cas, RT stp 🙏

En région Parisienne, notre partenariat avec la mairie de Paris et @cartonplein pourra faire le transport.
Pour le reste de la France, je m’arrangerai avec le réseau français des FabLabs pour qu’on trouve un transporteur et pour distribuer des matériaux à tous les Labs Français qui sont en galère actuellement.

On est partout. Du I Lab a Toulon jusqu’à Amiens, en passant par nos amis Bretons. 

Donc, glisse dans mes DM !


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